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Paroisse Gallicane Saint Remi

Présentation de l'église  Gallicane

C’est ainsi que s’est appelée l’église Catholique de France depuis le baptême de Clovis à Reims jusqu’en 1870.

 

Le Gallicanisme est la doctrine qui défend les libertés de l'Église Catholique de France contre le centralisme de la papauté. Le plus illustre membre de ce courant fut le grand Bossuet, évêque de Meaux, qui rédigea les quatres articles Gallicans de 1682 signés par l'assemblée des évêques de France qui de nos jours figure toujours dans note profession de foi.

    

Bossuet ne fit d'ailleurs que reprendre les décisions du concile de Constance qui rappela (conformément à la règle en usage dans l'Eglise universelle et indivise du premier millénaire) que le concile oecuménique (assemblée de tous les évêques) était l'organe suprême en matière d'autorité et d'enseignement au sein de l'Eglise.

 

 

 

Il suffit de consulter une Histoire de France pour trouver, à chaque siècle, le souvenir des luttes constamment menée par notre Église contre les prétentions romaines.

 

Il faut attendre le Concile romain du Vatican en 1870 pour voir éclater la crise. Déjà l’évêque d’Orléans, Mgr Dupanloup parlant de l’Infaillibilité du pape que Pie IX voulait leur faire signer s’écria à la tribune : "la plus grande insolence qui se soit jusqu'ici perpétrée au nom de Jésus-Christ". Mais le Mouvement fut relancé par un de ces hommes dont la silhouette domine tout une époque : le R.P. Hyacinthe Loyson, supérieur des carmes déchaux de Paris, définiteur provincial de cet ordre et prédicateur à la chaire de Notre Dame de Paris.

 

En France les Catholiques Gallicans avaient quelque difficulté à s’organiser pour deux raisons principales. Les cultes étaient toujours soumis au régime du Concordat et il était très difficile d’établir une nouvelle confession qui ne soit ni romaine, ni protestante, ni israélite. Par ailleurs, le R.P. Loyson, animateur incontesté du mouvement, persistait dans son refus de l’épiscopat, alors qu’en 1883, il avait reçu une autorisation présidentielle de célébrer le culte Gallican. Il fallut donc attendre quelques années pour voir renaître l’Église Gallicane. Ce fut en 1905 lorsque la Loi de séparation de l’Église et de l’État permit enfin de régulariser la situation.

 

Mgr Vilatte évêque dans la lignée de Saint Pierre par le siège Apostolique d’Antioche, fonda les premières cultuelles catholiques gallicanes. Il eut pour successeur à la tête de l’Église de France, Mgr Houssay (dit Abbé Julio). Le 21 Juin 1911, Mgr Houssay consacra Mgr Louis Marie François Giraud qui lui succéda à sa mort en 1912. Il installa le siège de l’Église à Gazinet en Gironde en 1914. Il consacra comme coadjuteur Mgr Gaston Vigué le 28 décembre 1921 et ils fondèrent ensemble l’Union des Églises Catholiques et Orthodoxes d’Occident.

 Mgr Vilatte fut élu par le clergé et les évêques comme patriarche du clergé Gallican. Il résigna sa charge en 1925 et mourut en 1929. Mgr Giraud fut élu en 1928 comme deuxième patriarche.

  Son patriarcat vit le développement de l’Église avec l’ouverture de nombreuses paroisses et la consécration de deux évêques supplémentaires : Mgr Bernard Jalbert Ville en 1930 et Mgr Lescouzères en 1945.

  

Durant la guerre de 39-45, l’Église Gallicane fut interdite et dissoute par le régime de Vichy. Mgr Vigué fut déporté en Allemagne et Mgr Chevillon, évêque gallican de Lyon, fut assassiné par la milice tandis qu’à Paris l’on incendiait l’église de Mgr Maxime Adrot. C’est un décret du Général de Gaulle qui lèvera cette indignité !

 Photos des 70 ans de SB Mgr Giraud en 1946 (Reproduction interdite collection privée)

A partir de 1950 vont se succéder à la tête de l’église Gallicane :
Mgr Isidore Jalbert-ville de 1950 à 1957
Mgr Jospeh Poncelin d’Eschevannes de 1957 à 1970
Mgr Guy Patrick Truchemotte de 1970 à 1986

SB Mgr Truchemotte dernier Patriarche

(Reproduction interdite, collection privée de Mgr Daniel)

 
Après la mort de Mgr Truchemotte dernier Patriarche, chaque juridiction  pris son autonomie (Paris, Bordeaux, Grenoble, …).

   

C’est enfin en 2011, que se regroupa un petit nombre de prêtres et de fidèles venant de plusieurs juridictions différentes dont le département de l’Aisne, désireux de se rattacher à la grande tradition gallicane et de « toujours moderniser en reprenant l’arbre  à la racine » comme le disait Mgr Giraud.  Pour arriver à leur but ils demandèrent à Mgr Pierre  Henri  Archevêque de Belgique d'élever à l’épiscopat le Révérend Père Daniel Etoré et de créer une nouvelle juridiction autonome : l’Église Catholique Apostolique et Gallicane en communion avec l’Église de Belgique. Cette consécration eu lieu le 26 octobre 2011 en la chapelle sainte Thérèse de Middelkerke. Mgr Pascal Lardinois, évêque gallican de Belgique Francophone étant le co-consécrateur.